© CNRS - P. Carrel

Louise Goupil

Médaille de bronze du CNRS

Contrairement à une idée répandue, les jeunes enfants ne sont pas de simples éponges, mais des acteurs de leurs apprentissages. Dans une perspective interdisciplinaire en psychologie du développement, Louise Goupil décortique, à la maison comme à l’école, la façon dont les enfants co-construisent leurs connaissances avec leur entourage. Elle a ainsi montré que nous exprimons des doutes et manifestons notre curiosité pour apprendre des autres bien avant de savoir parler. Au Laboratoire de psychologie et de neurocognition1 , elle s’évertue à déplacer le regard habituellement centré sur celui ou celle qui enseigne, vers celui ou celle qui apprend. Son approche interdisciplinaire vise ainsi à déconstruire certains a priori. Une recherche attentive aux signaux des enfants… et aux préjugés tenaces des adultes qui freinent encore trop souvent leur reconnaissance comme acteur de leur apprentissage.

  • 1Unité CNRS/Université Grenoble Alpes/Université Savoie Mont Blanc

Louise Goupil, comprendre l’apprentissage à hauteur d’enfant I Talents CNRS

Louise Goupil étudie comment les jeunes enfants participent activement à leurs apprentissages. Ses travaux remettent en cause l’idée reçue selon laquelle les bébés seraient de simples « éponges » passives. En observant leurs gestes, hésitations et questions, elle montre que les enfants ressentent l’incertitude dès leur plus jeune âge et l’utilisent pour apprendre. Elle s’intéresse aussi à la manière dont les croyances des adultes influencent les cadres d’apprentissage proposés aux enfants. Ses recherches, à la frontière entre neurosciences et sciences sociales, combinent observations, entretiens et électroencéphalographie. Elle mène actuellement trois projets concernant la perception de leur propre voix par les bébés, l’impact des stéréotypes adultes sur les interactions avec les enfants et la place des questions curieuses en maternelle selon l’origine sociale.
 

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